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Jeudi 6 octobre 2011, Place de la Bastille. L’European Social Label Institute a réuni ses membres fondateurs pour annoncer dans une conférence de presse, la naissance du premier label social européen fondé sur le vote électronique des salariés. Ceux-ci seront en effet pour la première fois appelés à évaluer la politique sociale de leur entreprise et c’est la synthèse de leurs opinions qui permettra ou non d’attribuer pour 2 années ce nouveau label.
Emmanuel MIGNOT pour Teletech International, Didier Livio, Hubert Landier et Bernard Merck pour Synergence, Régis Jamin et Julien Malbreil pour Election-Europe ont pu présenter à la fois l’idée et les modalités pratiques aux représentants de la presse venus découvrir ce qui pourrait bien constituer le socle d’un nouveau dialogue social dans les entreprises européennes.
L’idée est simple : seuls les collaborateurs d’une entreprise sont à même de l’évaluer. Ce label est donc bien différent de ce qui était hélas la pratique courante à ce jour : de simples audits de conformité qui questionnent le respect des lois en vigueur. Au contraire, l’European Social Label est fondé sur l’évaluation par 50% au moins des collaborateurs de l’entreprise de 20 points clés représentant les 7 thématiques essentielles d’une politique sociale.
Ces questions ont été élaborées par Hubert Landier, aujourd’hui Vice-Président de Synergence, référence depuis 30 ans de l’audit social français, à partir de son SocioDiag.
Elles ont ensuite été intégrées par Election-Europe, le premier organisateur d’élections professionnelles par vote électronique, qui garantit la sécurité et l’intégrité des résultats.
Didier Livio, Président de Synergence, la principale agence de communication en France spécialisée dans le développement durable et social a insisté sur l’importance pour les entreprises françaises de miser sur un développement économique équilibré et structuré, faisant des questions sociales et durables le socle de leur développement.
Et pour cela, l’implication des collaborateurs, leur questionnement via ce scrutin, sont des actes décisifs.
Après avoir développé, quand il était Président du CJD, le concept d’entreprise citoyenne, Didier Livio a enrichi le champ des interventions de Synergence en se spécialisant très tôt dans l’accompagnement des chefs d’entreprises dans leur réflexion sur le développement durable et responsable.
Pour lui, la transparence qui sous-tend l’European Social Label doit être le maître-mot des dirigeants d’aujourd’hui.
Hubert Landie r a quant à lui, souligné, l’originalité de l’European Social Label : loin des audits de conformité à la règle qui ne reflètent en rien la qualité d’une politique sociale, celui-ci au contraire est l’exact reflet de l’opinion des salariés. A partir de son énorme expérience en matière d’audit social des plus grandes entreprises, qui l’a conduit en Russie ces dernières années, il a construit son SocioDiag dont il a extrait 20 questions qui se synthétisent en 7 thématiques. Ces questions ont été travaillées par le groupe projet pour être claires et comprises de tous, ne pas pouvoir être interprétées et que leur formulation soit neutre
J’ai pour ma part expliqué les motivations de Teletech International qui est à l’origine de ce label : sortir des labels complaisants, coûteux et opaques pour offrir aux entreprises de toutes tailles, les plus petites en particulier, qui en sont exclues, un label transparent et valorisant. Et très peu coûteux, puisque les plus petites entreprises pourront se l’offrir sans préparatifs et sans visites d’auditeurs, pour moins de 1000€HT pour deux ans.
Le chef d’entreprise qui s’engage dans cette labellisation saisit une chance de démontrer sa volonté d’instaurer un vrai dialogue social, de connaître les points d’amélioration de sa politique sociale pour une somme modique. Chacun sait bien qu’un chef d’entreprise digne de ce nom préfère savoir quels sont les obstacles pour s’y préparer, plutôt que de s’y trouver confronté à l’improviste.
Après que Bernard Merck, ancien DRH du Groupe France Telecom, ait présenté l’organisation de l’Institut, les modalités d’obtention du label et les critères à valider (50% de votants, pas de note éliminatoire, 10/20 de moyenne), il a passé la parole à Julien Malbreil qui a expliqué comment le processus est parfaitement sécurisé.
Enfin, Francis Da Costa, Président de la Commission Formation du Medef a conclu en exprimant tout l’intérêt qu’il voyait à un label fondé sur la capacité des chefs d’entreprise à s’ouvrir au jugement de leurs collaborateurs et surtout, il a insisté sur son plaisir de voir enfin un label accessible aux plus petites entreprises, qui ne sont sans doute pas celles dans lesquelles le climat social est le moins bon ! Il a mentionné également l’intérêt particulier et l’accent que Laurence Parisot avait toujours mis sur ces sujets.
Un label né sous les meilleures auspices !


Francis Da Costa, Président de la Commission Formation du Medef s'est montré très enthousiaste |